L’abus de conseils nuit à la démocratie

1 Conseil Municipal, 6 Conseils de quartiers, 1 Conseil des Sages, 1 Conseil des Jeunes, 1 Conseil des enfants, le RDV des commerces! Qui dit mieux?

L’intention peut-être louable, mais réunir les gens ne suffit pas, tout dépend de quelle manière on utilise leur implication/motivation et leurs compétences.

La pratique actuelle ne me convient pas. Pourquoi?

Les organisateurs ne sont pas capables de saisir au mieux la chance d’avoir toutes ces bonnes volontés pour la ville. Est-ce un manque de vision, un manque de coordination, ou une volonté dissimulée derrière toutes ces réunions, tous ces conseils divers et variés? Je crois qu’il y a un peu de tout ceci.

En fait, ma perception est qu’il y a un but à cette organisation et surtout sa réalisation pratique et 3 inconvénients majeurs.

Le but dissimulé c’est occuper les esprits, laisser croire à la population et aux commerçants qu’ils auraient la main sur les décisions prises par la Mairie. Une espèce de facilité, un alibi pour dire aux gens: « Regardez, nous sommes les rois de la démocratie! Nous concertons à tour de bras! » Alors tout le monde devrait être heureux de participer, non?

J’en arrive aux 3 inconvénients de la pratique actuelle de la démocratie locale.

  1. Réunir des bonnes volontés exige de créer la motivation et de l’entretenir, sans quoi les énergies s’essoufflent et la taille des Conseils fond comme l’Arctique par le réchauffement climatique. Il suffit d’observer ce qu’il ressort de ces différents conseils, les réalisations, pour assez aisément se rendre compte qu’elles ne sont malheureusement pas à la hauteur d’une ambition de la population à laquelle on aurait su donner les clefs, laisser du vrai pouvoir, indépendant, en faisant véritablement confiance. Des initiatives qu’il ne faut pas dédaigner, mais vous avouerez que mettre un panneau de signalisation à tel endroit pour la visibilité, mettre un passage piéton là, nettoyer un tag, ou même travailler sur le logo d’un Tshirt comme première action du conseil des jeunes, il y a peut-être un peu mieux à donner à faire quand on a la chance d’avoir une population et en plus des jeunes qui s’investissent pour le bien commun.
  2. La multitude des Conseils cloisonnés et pas assez de projets transverses. Chaque type de Conseil se réunit et discute à son niveau sur des problèmes et idées souvent très localisées ou concernant une catégorie de population précise. Les compte-rendus ou idées ressortant de ces différents conseils ne sont pas partagés aux autres membres d’autres conseils. Du coup, comme la vision globale, s’il y en a, n’est pas mise en pratique avec les différents acteurs de ces Conseils, la population ne travaille pas ensemble, mais de manière divisée sans jamais avoir les moyens de faire de grandes choses. Je pense que de nombreux conseillers de quartiers, des sages, des jeunes… doivent ressentir cette même frustration que je ressens en sortant de ces conseils de quartiers en particulier. Pour résumer, l’impression de ne parler que de son trottoir devant chez soi. Et que l’on soit bien clair, la faute n’est absolument pas aux habitants, mais à l’organisateur qui ne saisit pas à sa juste valeur la chance qu’il a de réunir tous ces bénévoles qui n’attendent qu’une chose: qu’on sache tirer le meilleur d’eux-mêmes.
  3. Conséquence directement liée à la précédente: La supervision de tant de « micro-réunions » devient extrêmement compliquée. Si on s’efforçait vraiment de superviser toutes ces organisations pour en tirer quelque chose de plus grand, plus global (ce qui n’est malheureusement pas le cas) alors il serait d’autant plus difficile d’arriver à dessiner des lignes globales de ce qui se dit et se fait à tous les échelons. On nous parle souvent de mutualisation, la structure actuelle du fonctionnement global des Conseils d’habitants n’est pas faite pour la mutualisation.

Je vais tenter de résumer ce qui je crois ne convient pas dans le fonctionnement que Monsieur le Maire prône vis à vis de l’implication de la population. Les habitants qui s’impliquent sont ni plus ni moins que des BENEVOLES. Il ne s’agit donc pas de les manager comme dans une entreprise, mais de « les faire briller ». Ces gestionnaires devraient ainsi avoir un rôle d’accélérateur d’idées, de leadership ayant un but avant tout: faciliter les décisions.

Pour résumer la différence qu’il faut faire quand on est dans une gestion de groupe de bénévoles, j’ai choisi ce petit extrait vidéo qui, j’en suis navré, est en anglais, mais qui est le plus explicite que j’ai pu déniché: (vous pouvez mettre les sous-titres en français en cliquant sur l’icône de gauche en bas à droite de la vidéosoustitres)

#Conseil #Bénévolat #Leadership

https://michalopez77.wordpress.com

leadership

 

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